Un voyage au Japon 2/3

Publié le par Spooky

 

 

Si vous avez loupé le premier épisode, où je livre quelques considérations générales sur la société japonaise, c'est par ici.

Nous avons commencé notre séjour dans le quartier d’Ueno, très animé. Une visite du Tokyo National Museum, permettant une plongée dans l’histoire nipponne, avant d’aller voir le zoo situé à un jet de pierre.

 

La visite de celui-ci ne se révéla pas si plaisante. Comme dans nombre de zoos, les animaux semblaient tristes à mourir, et pire que ça, j’ai été surpris par le manque de place dans les enclos. Ce manque de place est un problème récurrent au Japon, mais ne se justifiait pas vraiment à Ueno, car les allées sont larges, et certains animaux en ont bien bénéficié. Plus surprenant, les pandas « offerts » par la République Populaire de Chine, de véritables rock-stars, sont littéralement mitraillés par des grappes de visiteurs. Là aussi le maître-mot était « kawaiiiii »…

 

(ceci est une tortue chinoise)

 

Harajuku : Quartier estampillé « mode », très vivant, notamment dans la rue piétonne Takeshita Dori.

 

Shibuya est très connu pour son carrefour où les passants peuvent traverser un peu dans tous les sens, mais toujours avec ordre. Dans ce même quartier se trouve le Meiji-jingu, le plus grand sanctuaire shintôiste du pays, construit de 1912 à 1920 pour honorer la mémoire et les âmes de l'Empereur Meiji et sa femme Shôken. Le parc est composé de 100 000 donnés par toute la population du Japon à l'époque. Bombardé en 1945, le sanctuaire a été reconstruit à l'identique en 1958.

 

Le Palais impérial est une sorte d'ensemble de pavillons dans un grand parc, un endroit très reposant.

 

Le Musée Ghibli : un endroit incroyable, un peu hors du temps, qui permet de s’évader. Les expositions permanentes sont en fait des petites démonstrations de l’ingéniosité japonaise en matière d’animation, entièrement centrées sur le mouvement sous toutes ses formes. Vous pouvez également aller voir un court-métrage dans une salle de cinéma. Nous avons ainsi pu voir La Grande excursion de Koro (Koro no Ōsanpo) de Hayao Miyazaki (2001), un bijou d’émotion et de fraîcheur.

La boutique, ou plutôt les boutiques, sont des antres de tentation, impossible de résister et de ne pas sortir avec des dizaines de goodies (peluches, maquettes, stylos, puzzles…). Sur le toit on peut poser à côté du robot de Laputa, et dans une grande pièce les enfants peuvent jouer dans un chat-bus taille réelle, ou presque. Le musée se trouve à Mitaka, en banlieue ouest de Tokyo ; sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Nakano, où se trouve une galerie marchande comportant plusieurs magasins issus de la même chaîne (Mandarake) proposant des milliers de jouets. Autre lieu de perdition pour les otakus et les geeks. Si vous cherchez un Goldorak de 30 cm de haut, vous le trouverez ici !

 

 

 

L’une des spécificités du Japon est, ou plutôt était, les bars à chats, qui sont interdits depuis 2012 (en revanche, il en existe au moins un en France, à Paris, j’y suis allé). Au dernier étage d’un grand magasin, il y a un refuge où se trouvent des chats de toutes tailles et de toutes races, a priori tous adultes. Une dizaine en tout quand nous y sommes allés. L’occasion pour nous d’entendre des dizaines de « kawaiiiiii ! » (= « mignon ») sortant de la bouche de seulement deux ou trois adolescentes en jupe.

 

Pour la première semaine nous étions logés à Ikebukuro, ancien quartier hype un peu en périphérie, mais qui reste très actif ; pour vous donner une idée de la masse, l’affluence en heures creuses dans la gare de métro est comparable à celle des heures pleines à Châtelet-Les Halles à Paris. A chaque fois que le petit bonhomme est vert, ce sont des dizaines de personnes qui traversent chaque passage clouté. Et les salles de jeux video (comme ici l’immeuble Sega) et les pachinko (salles de jeux d’argent style bandits manchots) sont pleines de gens, à toute heure de la journée et tard dans la nuit. Dans le quartier, comme en plusieurs autres endroits de la ville, se trouve Animate, librairie et magasin de jouets où l’on peut trouver à peu près tout, sur 7 ou 8 étages. Dans le secteur se trouvent également un Toys R’ Us et un Pokemon Center, avec absolument tous les goodies de la franchise. Il y a aussi la plus grande librairie du Japon, Junkudō, dans le secteur. Une telle abondance peut être étourdissante parfois.

Le lendemain, nous allons à Akihabara, surnommé « Electric City » à cause de ses enseignes clignotantes dans tous les sens. La journée est humide, ce fut la seule du séjour, d’ailleurs. Nous passons donc d’un magasin à un autre, et mangeons des udon dans un restaurant traditionnel déniché dans une ruelle. A noter dans le coin : un Gundam Café avec une petite statue d’un robot et des épisodes qui passent en boucle sur un écran géant, un maiden café (je vous en reparle), et des jouets partout.

Alors le maiden café… Nous marchions depuis un moment, quand une envie de manger un peu chaud et de boire un café nous prit. Nous avisâmes une vitrine avenante, et fûmes surpris d’être accueillis par des jeunes filles habillées en soubrette, qui en plus de nous soumettre la carte des gâteaux, crêpes et autres boissons, nous donnèrent leurs cartes de visite. L’ambiance nous paraissait étrange, d’autant plus que les clients, tous les clients, étaient exclusivement des hommes, entre 20 et 60 ans. Apparemment ils venaient là pour chercher un peu de réconfort, sans aller beaucoup plus loin. Nous pûmes assister à une séance de karaoké, deux des… serveuses ? hôtesses ? se mettant sur scène pour chanter à tue-tête, avec force sourires mutins et poses innocentes, des génériques de dessins animés… Imaginez la tête de ma fille de 7 ans devant tout ça… Scotchée.

Le lendemain, escapade à Ginza, quartier des affaires, avec tout plein de boutiques, comme par exemple Itoya, une papeterie sur 8 étages, bourrée de goodies en tous genres.

 

Après une semaine à Kyôtô (à suivre dans le prochain épisode), nous sommes revenus à Tokyo pendant deux jours pour reprendre l’avion vers la France.

 

Asakusa est un quartier plus traditionnel, moins porté vers la modernité que d’autres, mais quand même densément peuplé. Nous avons fait des boutiques d’articles de cuisine dans le coin de la rue des kappas, ces petites créatures du légendaire nippon qui ont le crâne creux et rempli d’eau, au caractère acariâtre. Pour les rendre doux comme des agneaux, il suffit de leur faire renverser la coupelle qui leur sert de boîte crânienne. Nous avons visité de très beaux temples, tels que le Senso-ji, dans l’alignement duquel se trouve une rue bordée de petites boutiques où l’on peut trouver mille trésors.

 

Sur le chemin de la gare pour quitter Asakusa et Tokyo en direction de l’aéroport de Narita, une vue sur la sculpture étrange désignée par Philippe Stark, censément représenter l’écume d’une bière, mais que certains, au Japon, désignent comme « le caca de Godzilla »… A proximité, et de façon totalement impromptue, j’aperçois le logo de Bandai, constructeur de jouets, sur un immeuble. En m’approchant, je tombe sur leur show-room, où se trouvent des merveilles video-ludiques… Hélas, aucune n’était en vente sur place.

 

Avec cette vue du crépuscule sur Ikebukuro, je vous donne rendez-vous bientôt à Kyoto :)

 

Spooky

 

Bonus : une video de la neige tombant sur Tokyo, réalisée par votre serviteur.

Publié dans Divers

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Spooky 26/03/2015 17:29

Oui j'en ai une, je te l'envoie sous pli discret.

pierig 26/03/2015 10:11

Ca donne envie d'y aller ...
Pas mal ton selfie de Spooky au Japon !
T'as gardé les cartes des filles du karaoké ? ;)