La jeune fille de l'eau

Publié le par Spooky

Il y a bien longtemps, les humains vivaient en harmonie avec le Peuple de l'Eau. Mais ils décidèrent de s'éloigner du bord de la mer, et les contacts avec le Peuple de l'Eau cessèrent. Pourtant, parfois une Narf, c'est à dire une nymphe marine, s'introduit parmi les Hommes pour rencontrer celui ou celle qu'elle aura choisi, son Vaisseau, pour lui permettre de mettre sa vie sur la bonne voie. 
C'est Cleveland Heep, gardien d'immeuble, qui un jour, se retrouve en contact avec une de ces créatures. Il remarque une jeune femme nageant dans la piscine de l'immeuble. Ne la voyant pas remonter, il saute à l'eau pour la sauver... mais c'est elle qui le ramène dans son appartement. Il découvre alors, par l'intermédiaire d'une vieille dame coréenne résidant dans l'immeuble, que la jeune fille est une Narf, et décide de tout faire pour l'aider à rencontrer son Vaisseau. Mais aussi à l'aider à rentrer chez elle, ce qui ne sera pas chose aisée, car la Narf, qui se fait appeler Story, est pourchassée et harcelée par une espèce de hyène monstrueuse, un Scrunt, qui a le pouvoir de se camoufler dans l'herbe. Le seul moyen de la soigner, puisque la jeune nymphe a été blessée par le fauve, est de retrouver des gens aux rôles particuliers parmi les locataires de l'immeuble. 

La Jeune fille de l'eau est clairement un conte, puisqu'il s'agit de l'adaptation éponyme du premier conte écrit par M. night Shyamalan, le réalisateur inspiré de Sixième Sens, Incassable,  ou controversé de  Signes ou Le Village.  Ici le réalisateur d'origine indienne officie dans le genre du conte, avec cette histoire empruntant à de nombreuses traditions.  Pour incarner son gardien d'immeuble, il fait appel à Paul Giamatti, l'acteur au physique le plus commun d'Hollywood. Physique commun, mais grand talent. Sa jeune fille de l'eau est Bryce Dallas Howard, qu'il avait lancée dans Le Village. La fille du réalisateur Ron Howard prêts son visage lunaire à l'interprétation étrange de cette naïade qui ensorcelle tout un immeuble. On retrouve parmi les locataires le jeune Noah Gray-Cabey, que l'on verra plus tard dans la série Heroes, mais aussi Jeffrey Wright (Syriana), Freddy Rodriguez (issu de la série Six feet Under) et Shyamalan lui-même, dans un rôle-clé comme à son habitude.  Un casting assez solide, pour un film un peu étrange.


En effet on se demande comment le gardien a été convaincu de l'origine particulière de Story. Il arrive à conveincre facilement ses voisins, qui mettent les grands moyens pour l'aider. Une naïveté d'écriture qui nous rappelle qu'on est dans un conte. Comme à son habitude, Shyamalan a empreint son histoire de mysticisme parfois difficile à comprendre. Il y a cette fois assez peu de symbolisme lié aux couleurs, mais certains passages de déclamations mystiques sont à la limite du ridicule.
Les effets spéciaux sont axés sur les créatures du film. En premier lieu le scrunt, le gros loup qui pourchasse Story. Au début reclus dans l'ombre, on le voit de plus en plus au fil du métrage. Il est ma foi pas trop mal réussi, même si on peut regretter certaines facilités des animateurs. En fin de film apparaissent d'autres créatures, cette fois-ci plutôt furtives, ce qui est dommage vus les efforts des animateurs cette fois-ci.

La Jeune fille de l'Eau est donc le septième film de M. Night Shyamalan. Ce n'est peut-être pas le pire, mais son film souffre de trop de philosophie de bazar pour être vraiment pris au sérieux. Tant qu'à faire un conte, il eût peut-être mieux valu le transposer dans un environnement typique du conte.  A  voir éventuellement, pour se faire sa propre opinion, mais le réalisateur et scénariste prodige de Sixième sens s'est peut-être bien échappé dans la mer...
le réalisateur et son acteur principal

Publié dans Films

Commenter cet article

Li An 23/08/2007 15:57

Pfff, complètement surestimé comme metteur en scène ( aïe aïe aï corrige tes fautes d'orthographe "convaincu" par ex)

Stéph 20/08/2007 08:37

C'est certainement le film de Shyamalan auquel j'ai le moins accroché (et pourtant je suis client du réalisateur, autant que de Giamatti). Je pense que ça provient du fait qu'il a tenté de se frotter à un style un peu différent, le conte pour enfants. Pas un mauvais film. Pas un bon film non plus du reste...