Biographie de Poughkeepsie, Introduction

Publié le par Spooky

On inaugure une nouvelle catégorie d'articles aujourd'hui sur le blog. Il s'agit de "Fictions", une activité que j'avais carrément abandonné depuis un ou deux ans. La pratique (trop) intensive d'un certain jeu de rôle en ligne m'a récemment inspiré, et je me suis amusé à écrire la biographie de mon personnage principal, le Hobbit Poughkeepsie. Oui, je sais, je vous casse la tête avec cette obsession, mais j'espère que cette histoire vous plaira, à vous, ceux qui s'en foutent royalement que j'aie tué trois orcs en compagnie d'un ménestrel et d'une chasseuse en string violet. 
Pour cette première partie j'ai repris l'embryon de préface réalisée par un autre caratère fictif, ainsi que le premier chapitre, qui fait figure d'introduction. J'espère que ça vous plaira.


Préface

 Cet ouvrage se veut avant tout être un hommage. L’hommage d’un modeste érudit à un grand Hobbit, un aventurier infatigable qui parcourut la Terre du Milieu dans ses moindres recoins. Un Hobbit dont la vaillance et la ténacité n’avaient d’égale que la modestie et le savoir-vivre. Poughkeepsie l’Arpenteur, Petite personne originaire de Bindhole, fruit des amours entre une naine et un Hobbit, voua sa vie à la défense de notre Terre du Milieu contre les forces néfastes qui se déversaient, parfois par flots entiers, de l’Angmar.

 

C’est son histoire que j’ai choisi de raconter, moi qui ai eu la chance de le rencontrer à la fin de sa vie.

 
Jasper Tendreroche, Ménestrel.

I

            Pour comprendre le parcours et le caractère de ce petit hobbit, il faut revenir une trentaine d’années en arrière. Au moment où Grison Folleherbe, né à Grand’Cave, décida un jour qu’il en avait assez de cette vie oiseuse, passée à fumer de l’herbe à pipe et à compter les moutons. Il prit son sac de voyage, ou plutôt en confectionna un, car les Hobbits ne voyagent jamais, et s’en fut vers l’est, vers les contrées réputées inhospitalières. Il parvint au bout d’une semaine à Bree, où le brassage des aventuriers lui plut. Après avoir travaillé près d’un an dans une ferme au sud de la ville, il décida de s’acheter un cheval pour se rendre à Esteldin, un campement souvent attaqué par des créatures malfaisantes, au nord de Bree. Là, il se fit beaucoup d’amis, commença à se faire un nom en tant que forgeron, qui est une profession plutôt réservée aux Nains. Une faction de cette peuplade était basée à l’ouest de Bree, dans une forteresse à laquelle on n’accède qu’en traversant un énorme fossé. C’était Ost Galumar. Grison s’y rendit, pour apprendre de façon plus complète l’art de la forge, mais aussi faire profiter de son savoir-faire ses compagnons. Ce ne fut pas facile, car les Nains sont des êtres bourrus et susceptibles, qui gardent farouchement leurs trésors, qu’ils soient sonnants et trébuchants ou seulement artisanaux. Le Hobbit dut déployer des trésors de patience, de discours respectueux et humbles, mais aussi prouver son habileté et ses compétences de forgeron, afin d’adoucir l’humeur de ses nouveaux compagnons. Au bout de quelques mois il fut accepté dans leur cercle très fermé. C’est là qu’il rencontra Grindal Grandpilier, une naine au cœur aussi chaud que son courage est grand. La passion prend vite, d’une façon fort peu convenable chez les Nains, et la demoiselle tombant enceinte, le couple doit bientôt s’exiler, mis au ban de leur clan. Grindal et Grison repartent alors pour la Comté, en passant cette fois par la verte région d’Evendim, jugée moins dangereuse que celle de Bree.

Au bout de plusieurs mois de voyage, les futurs parents arrivent à proximité de Grand’Cave, mais face à l’incompréhension des Hobbits, ils préfèrent aménager un trou près des Pieds Velus, un clan avec des Hobbits plus bruns de peau, aux mains agiles et lestes, qui ont pris pied sur les collines de la Comté. C’est aussi une communauté qui a longtemps été en contact avec les Nains, et de ce fait, accueillirent Grindal de façon tout à fait chaleureuse. Pendant que le ventre de Grindal s’arrondissait, Grison reprit son ancienne activité de forgeron, et les affaires prospérèrent rapidement, les Pieds Velus utilisant beaucoup d’outils dans leurs activités d’agriculture et de chasse.

Un jour de l’An … naquit Poughkeepsie, un beau bébé robuste, aux traits quelque peu grossiers à la manière des Nains, mais aussi courtaud qu’un Hobbit. Le jeune garçon grandit dans la chaleur du foyer familial, mais il passait beaucoup de temps à explorer les alentours, les collines voisines, taquinant les rares ouargues qui s’y trouvaient ou cherchant des reliques de civilisations disparues dans les ruines difficiles d’accès. Il passait aussi beaucoup de temps à écouter les récits de voyage de son père, auquel les impératifs de livraison de ses produits imposaient parfois des voyages lointains. Les yeux de Poughkeepsie brillaient souvent à l’évocation de la Vieille Forêt, de ses mystères, de l’ambiance de marché de Bree ou des non-morts tapis dans les Galgals…

Publié dans Fictions

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